Le concept du mur végétal et la ville
Entretien avec Patrick Blanc
Sophie Rousseau, Danièle Weiller pour BCJ

Des murs végétaux de Patrick Blanc, nombre de choses nous étaient connues. Nous avions répertorié leur géographie et admiré certaines créations. Nous nous étions informé sur leur conception technique et leur mode de mise en œuvre. Cependant nous restions sur notre faim car les différents articles que nous avions lus portaient essentiellement l’accent sur leur rapport avec l’architecture en tant qu’objet architectural. Qu’en est-il de leur dimension urbaine ?
Peut-on envisager une multiplication de murs végétaux à l’échelle de la ville ? Quel serait l’intérêt d’une telle généralisation. Comment définir leur potentiel des points de vue écologique, social et esthétique ?
Nous avons voulu nous entretenir de ces questions avec Patrick Blanc. Nous l’avons rencontré à Paris, dans le patio de l’hôtel Pershing, au pied de l’un de ses murs végétaux. C’est un personnage haut en couleur, animé d’un enthousiasme communicatif, qui nous a présenté une paroi de 30 mètres de hauteur d’où jaillissent différentes variétés de plantes exotiques poussant sur du feutre synthétique : des buddleias, des fougères, des sauges,différentes variétés de berbéris. A notre tour, nous lui avons exposé la conception de Biotope City : Patrick Blanc est-il en phase avec nos interrogations ?

BCJ: Biotope City se préoccupe des problèmes de réchauffement de la terre. Le mur végétal peut-il contribuer à la lutte contre les effets néfastes de la pollution atmosphérique ?

Patrick Blanc: Oui sans conteste ! Mais je ne peux pas vous répondre avec précision, ni donner des pourcentages. Cela ne va probablement pas sauver les villes mais ça pourrait aider. Les plantes consomment les hydrocarbures au niveau des racines. Les micro-organismes sont efficaces s’ils respirent de l’oxygène, donc si les racines peuvent respirer. Il est important qu’elles soient en contact avec l’air.

à suivre....
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